Une bonne hydratation associée à une alimentation équilibrée tout au long de la saison est la clé de la réussite.
« Si elle est variée et équilibrée, l’alimentation n’a besoin d’être adaptée qu’à partir du samedi et pendant la course » nous précise Anne-Sophie. Néanmoins la semaine précédant la course il faudra veiller à consommer des glucides lents (pain complet, pâtes, riz, pomme de terre…) à chaque repas et à augmenter sa ration de glucides rapides avec des aliments comme les petits beurres, bananes, pain d’épices, fruits secs, compotes, gâteau de riz… Attention les sucreries et le chocolat sont à proscrire !!
Dès que les pilotes arrivent sur le circuit en début de semaine, Anne-Sophie effectue un véritable check-up où elle vérifie les éventuels problèmes posturaux et viscéraux, les déséquilibres articulaires, musculaires et les éventuels soucis ligamentaires et tendineux. Elle utilise différentes techniques manuelles pour rétablir un certain équilibre, étirements, ré-harmonisations articulaires, massages spécifiques…
Les journées du jeudi et vendredi sont consacrées à résoudre et à prévenir des troubles physiques engendrés par les spécificités d’une course d’endurance.
En effet, ce sport sollicite le corps dans sa globalité, il entraine certains troubles musculo-squelettiques mais également viscéraux. La machine étant utilisée par trois pilotes de gabarits différents, certains peuvent être avantagés physiquement et d’autres non. La fatigue à la fois physique et psychique réveillera des douleurs sur les zones blessées du passé. Entre chaque relais, l’hydratation est primordiale. « Il faut boire, en petites quantités, régulièrement et suffisamment, de l’eau tempérée et optimiser ses réserves énergétiques en buvant un soluté contenant sels minéraux et glucides.»
Au niveau de l’alimentation, on oublie les repas copieux. Les pilotes prennent, entre les relais, des collations favorisant les glucides pour reconstituer les réserves en carburant des muscles et retarder l’apparition d’une souffrance musculaire. « Ils mangent des féculents, de la viande blanche, des soupes. Ils prennent le temps d’assimiler leur nourriture et se servent en quantité raisonnable. Les aliments sucrés restent les mêmes que lors de la préparation pour anticiper les carences de l’organisme ! »
« La fatigue physique est repoussée par une bonne hydratation-alimentation, par une prise en charge des troubles apparaissant au fur et à mesure des relais. On doit anticiper là encore les souffrances que le corps subit ou va subir en traitant les cervicales pour la vigilance, les avant-bras, l’ouverture des mains, les épaules mais également les membres inférieurs et le bassin. La colonne est sollicitée en permanence lors des déplacements du pilote sur la machine. Les organes subissent des accélérations-décélérations. Il faut ajouter à tout cela la fatigue psychique due au manque de sommeil, au déroulement de la course, à la survenue de douleurs… »
Entre deux relais, le pilote dispose d’1h30 pour s’hydrater, s’alimenter et récupérer physiquement. Trente minutes environ sont consacrées à la séance de kiné. « Je leur demande de marcher pour la récupération musculaire et prévenir les problèmes gastriques ». La nuit, il arrive que des pilotes se passent d’une séance de kiné pour s’allonger et somnoler un peu. « Pour la détente globale, certains souhaitent un massage lors des relais de nuit. J’ajoute systématiquement quelques étirements et l’utilisation de froid. »
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