« Le niveau est relevé, mais il faut continuer à travailler sur la richesse du plateau qui reste assez maigre dans les catégories Supersport et Superbike. Dans ma catégorie Supersport, le niveau est bon. Louis (Bulle) et Greg (Leblanc) étaient au dessus du lot sur les premières courses mais malheureusement le championnat a été un peu bousculé par de nombreuses blessures dont les miennes également.
Le regrettable accident de Louis Bulle ne lui permettra pas de défendre sa place, je lui souhaite bon courage pour la suite. Je m’en une belle au Vigeant, puis à Ledenon et enfin à Magny-Cours ce qui m’empêche de prendre part à quatre courses au total. Greg Leblanc se blesse également sérieusement lors d’une journée d’essais.
Il reste encore un peu de travail pour encore enrichir le niveau et que certains pilotes puissent prétendre un jour évoluer à l’international, ce qui n’est pas le cas pour l’instant !
Pour ma part, je suis passé un peu à travers en début de saison dû à de nombreuses raisons, réglées à ce jour grâce à un très bon travail de mon team et de Michelin. Maintenant dès la prochaine épreuve à Dijon, je sais ce qui me reste à faire, continuer sur cette lancée.
En Superbike, le plateau est assez riche, il y a de belles batailles et le championnat est très intéressant car les rôles ce sont inversés. La BMW/Michelin nous avait habitués à faire cavalier seul ces deux dernières années et cette saison la Kawasaki/Pirelli vient bousculer les habitudes. Michelin travaille énormément pour apporter les meilleures gommes à Sébastien pour lui permettre de défendre son titre de la meilleure des manières, le championnat nous réserve de belles surprises. Puis derrière ça se bataille dur avec Hugo Marchand (Honda Daffix Racing-Michelin) et Guillaume Dietrich (BMW-Dunlop) qui démontre qu’une structure privée peut venir titiller les officiels aux avant-postes.
Je prends beaucoup de plaisir à observer ces bagarres chaque week-end. Il faut que tout le monde continue à travailler dans ce sens car les résultats que réalise mon ami Erwan Nigon, en Allemagne, dans un championnat très relevé, prouve bien que le vivier français peut nous donner des ailes. »
Matt Lagrive